rabat



 Il y a huit siècles et demi que Rabat domine l’oued Bou Regreg et l’océan Atlantique. Plus de huit cents ans d’histoire y ont laissé quelques très belles réalisations, les unes réputées, les autres un peu plus oubliées des touristes. La médina est bien sûr incontournable, non pas que les souks soient les plus beaux ou les plus intéressants, mais parce que c’est là que bat le coeur de la ville. Les souks et l’un ou l’autre marabout ponctuent sa visite. En sortant de la médina par le boulevard Mohammed V, on rejoint la ville moderne qui vaut surtout par la visite de la nécropole de Chellah. A ne pas manquer lors d’un séjour à Rabat: la casbah des Oudaias. Derrière la porte Bab Oudaia, se cachent des petites maisons blanche et bleue qui rappellent immanquablement les Cyclades. Véritable bijou de cette casbah, le musée des Oudaias est installé dans un ancien palais de Moulay Ismaël. De l’autre côté de l’oued se trouve la ville de Salé où l’on conseille de se rendre au centre d’artisanat.

Un peu d'histoire

Les recherches et fouilles archéologiques effectuées à Rabat et sa région, montrent que le site a attiré depuis la lointaine antiquité des peuples divers, notamment les Phéniciens et les Carthaginois qui y installèrent leurs comptoirs de commerce. Les Romains qui leur ont succédé fondèrent un port à Salé, ville limitrophe. Mais ce sont les Almohades, et en particulier leur chef Abdelmoumen, qui fondèrent Rabat vers 1150, et en firent un " Ribat ", forteresse appelée "Ribat Al Fath", "Camp de la victoire", qui servait d'arrière base pour la conquête de l'Espagne. Rabat connut toutefois une ère de déclin à partir de 1253, à l'avènement de la dynastie des Almoravides, ayant élu Fès comme capitale de leur empire. Vers 1610, avec l'afflux des réfugiés chassés d'Espagne après la "Reconquista" chrétienne, Rabat fût lentement sortie de sa léthargie par de nombreux commerçants et artisans andalous qui s'y établirent ainsi qu'à la ville jumelle Salé et y développèrent un commerce florissant. Malgré des dissensions épisodiques entre les habitants de ces deux villes, en raison notamment des activités des corsaires basés à Salé et des représailles des puissances européennes, Rabat et Salé réussirent, sous le règne de la dynastie Alaouite, à s'organiser et à se développer.

La Kasbah des Oudayas


Impressionnante forteresse datant du 12ème siècle, englobant des jardins de style andalou, un musée des arts marocains et des habitations. Elle domine l'embouchure du fleuve Bouregreg, séparant Rabat et Salé. Au musée, il est possible de voir costumes anciens, poterie ainsi que divers instruments représentant différentes régions du pays. A ne pas manquer de prendre un thé à la menthe sur la très belle terrasse du café maure, et laisser bercer son regard au rythme des barques accostées aux rives du Bouregreg, tout en rêvant à la vie des corsaires d'autrefois.

 


La tour Hassan

Se détachant du ciel, et dominant la ville, la tour Hassan s'élève au dessus des ruines de la mosquée (édifiée par le sultan Almohade Yacoub El Mansour) dont elle était le minaret. Ce sanctuaire, probablement le plus vaste de son époque, semble avoir été destiné aux fidèles d'une vaste métropole. Détruit au moment du tremblement de terre de Lisbonne, il n'en demeure de nos jours que d'imposants vestiges dominés par un minaret tronqué, réplique de la Giralda de Séville, et la Koutoubia de Marrakech.

Le mausolée Mohamed V

Ce monument se dresse dans le cadre grandiose de la mosquée Hassan et immortalise la mémoire de feu S.M Mohammed V, décédé en 1961. Résultat, admirable d'équilibre et de raffinement, d'un travail laborieux entrepris par plus de 400 artisans des plus habiles du royaume



La nécropole de Chellah

Cette nécropole fortifiée du XIVème siècle se trouve à deux kilomètres du centre ville, à l'emplacement de l'antique cité romaine Sala Colonia. Une végétation luxuriante a pris possession du site. On peut aussi admirer les cigognes qui ont élu domicile au sommet des vieux minarets. Certains prétendent que ce lieu est le plus romantique du Maroc.



Le palais royal, le musée archéologique

Edifié en 1864, le palais royal ne peut être admiré que de l'extérieur. Il comprend divers bâtiments dont le Cabinet Royal, les bureaux du Premier Ministre, la Cour Suprême, le Collège impérial, la Caserne royale et la mosquée Al Faeh où se rend le roi avec sa cour, afin de diriger la prière du vendredi.
Incontournable, le musée archéologique possède une très belle collection de bronzes grecs et romains découverts sur les sites archéologiques de Volubilis, Banasa et Lixus. Les plus célèbres pièces sont : "l'Ephèbe verseur et l'Ephèbe couronné", "le Chien aboyant" et les bustes de "Juba II".

Les fleurs et les jardins

Rabat fera le bonheur des amoureux des fleurs et des jardins. Les larges avenues plantées de palmiers qui traversent la ville moderne, les petits jardins qui entourent les villas des quartiers résidentiels, le jardin de style andalou de la casbah des Oudaïas, la flore luxuriante de la nécropole de Chellah, enfin les magnifiques jardins exotiques de Sidi Bouknadel (à 12 km au nord de Rabat) contribuent à faire de Rabat la ville des fleurs

 

 

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Dernière mise à jour de cette page le 07/12/2008
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